lundi 13 octobre 2014

Une tour médiévale pour Marcigny (#6)

après avoir finaliser la gravure de la tour et du mur de raccordement avec la porte de ville, il faut aborder la "couronne" de la tour avec ses créneaux. Un chantier pas facile mais ...


... avec un peu d'astuce et de persévérance...

Recherche et orientation
Une première pose à blanc sur le réseau à l'occasion de la journée des associations nous a montré que la proximité de la tour avec le bâtiment de la mairie, nécessitait de rendre la construction médiévale plus imposante. Toutefois, elle ne peu pas non plus être trop importante au risque de déséquilibrer l'ensemble.

Une première tentative de réalisation d'une "couronne de créneaux" en pâte à modeler durcissable à l'air ne nous a pas totalement satisfait.
D'une par par la difficulté de manipulation de cette pâte (jonctions difficiles à réaliser, ajustage peu évident), d'autre part la première réalisation était trop grossière et ne rendait pas totalement l'aspect recherché.

Nous avons même évoqué l'idée de couvrir la tour d'un toit conique, autre défi tout aussi délicat!

Quelques recherches sur Internet ont fourni des idées de solution. Notamment les fortifications de Fougères, dont certaines tours périphériques ont un aspect à la fois simple, et très évocateur de l'architecture militaire défensive du moyen age.

Fortifications de Fougères : La tour Raoul.

Cette petite tour semi circulaire, répondant au sobriquet de "Tour Raoul", offre les éléments d'architecture recherchés :
- des étages de blocs maçonnés intercalés entre des parties en remplissage
- des créneaux en débord bien dessinés
- des consoles maçonnées qui laissent bien deviner les mâchicoulis
- et des insertions végétales dont nous pourrons nous inspirer plus tard.

L'ensemble semble réalisable simplement en carton enduit pour permettre un traitement de patine unifié sur l'ensemble de la réalisation sans avoir à gérer des matières différentes au rendu incertain.

Réalisation
Voici en quelques images les étapes de construction de la couronne.

On commence par préparer un disque de carton rigide (2mm d'épaisseur), du diamètre du socle de la tour.

Le cercle intérieur représente le diamètre du haut de la tour.

Comme nous envisageons de pouvoir ôter la couronne pour les manipulations, on prévoit un système de centrage et calage du disque en position : deux bandes de carton au diamètre intérieur de la tour, emboîtées par demie échancrure et assemblée à l'équerre.

 Le croisillon est collé en place.

On lui adjoint un tour composé de deux bandes de carton plus souple (carton gris de 1 mm).
La bande extérieure de 25 mm déborde le disque vers le bas de 9 mm. 

Bien qu'il soit aisé d'en calculer la longueur par la méthode mathématique, il est nécessaire de procéder à un ajustement par approche pour que les deux extrémités soient en contact. Ce joint sera positionné à l'arrière de la tour.



Une fois positionnée, une seconde bande vient prendre place à l'intérieur du montage.

Même ajustement par approche. Le joint est décalé de quelques cm par rapport au précédent pour éviter l'effet de bec et renforcer le collage.

La hauteur de la bande est calculée pour arriver à niveau de la première.

Une fois bien ajusté et maintenu par du ruban adhésif durant la phase de pré montage, il convient de coller fermement l'ensemble en le maintenant par de pinces.



Pendant le temps de collage, on procède à la préparation des consoles.

Celles-ci viendront se glisser dans l'espace entre la tour et la bande extérieure de la couronne.

On prévoit un débord de 1 mm (épaisseur de la bande de carton), pour obtenir un effet d'appui.

Les consoles sont réalisées par deux rectangles de carton de 2 mm, découpés et assemblés. Il arrive  lors de la découpe que le carton se sépare en deux. Un point de colle renforce l'ensemble.

Une fois assemblées, on coupe l'angle extérieur des consoles et on procède à un ponçage pour donner un relief arrondi à la base de la console.




Un premier test de positionnement à blanc permet de se rendre compte de l'effet produit.


Pour plus de réalisme, on place les consoles à un écartement de 10 mm les uns des autres.

C'est une pince à linge en bois qui sert de gabarit de positionnement.
Les emplacements des consoles sont repérés pour le collage, de façon que seules celles qui seront visibles soient posées.





En effet, la partie arrière de la tour, invisible des visiteurs, n'est ni gravée, ni détaillée. Il faudra toutefois faire la totalité des créneaux qui eux seront visibles.


Un fois les consoles bien fixées, on procède à un nouveau test de positionnement. Celui-ci amène à réduire la largeur du croisillon intérieur. En effet, certaines consoles se situent face au croisillon et gênent l'insertion. Comme elles jouent le rôle de centrage de la couronne, le croisillon est moins important, mais il conserve son rôle d'appui sur le haut de la tour.

Un coup de pince coupante et le tour est joué!

Il reste à découper les arrondis entre les consoles, ce qui est fait en traçant avec un gabarit et en évidant le carton avec une fraise montée sur la mini perceuse.



Cela provoque quelques pluches, mais l'ensemble sera enduit pour permettre la gravure des pierres de maçonnerie, ce qui permettra de niveler les imperfections et de rattraper les petite erreurs.



Remarquer le joint arrière plutôt raté!
L'enduit viendra masquer l'imperfection!

Voici le résultat de ces quelques heures de travail, avant la découpe des créneaux avec une scie fil...

.. .et l'aspect de l'ensemble avant enduction.
Les créneaux sont un peu larges, mais comme le site est visitable,
des barres métalliques de sécurité viendront remplir ces espaces.
Les visiteurs et touristes auront alors une vue imprenable sur la vielle ville et la gare de Marcigny.



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