mardi 31 mars 2015

Un petit coin de France : la ferme #4

Quoi de neuf à la ferme de la Lison?

Depuis le dernier compte rendu, les choses bougent. Avec le printemps, l'herbe a poussée sur le bord des chemins et autour des bâtiments. Les premières fleurs sont là!





Le support


Comme il faut travailler d'arrache pied pour terminer ce petit module diorama avant l'exposition d'Etampes, il a été décidé de l'installer au dernier moment, ce qui laisse les soirées et week-end pour avancer.

Mais à  force de coller, toujours sur la même face, divers éléments, bâtiments, sable, terre, végétation, le support carton à tendance à se courber, ce qui gène la mise en place des plus grands éléments (maison principale).

Pour éviter d'altérer le support, je l'ai posé sur une planche de bois tendre, et je l'ai appliqué avec des languettes de carton fort sur son pourtour. Sans revenir totalement horizontal, cela me permet de travailler dessus et de tourner l'ensemble selon l'emplacement à traiter.

Le bâtiment principal.
On s'y croirai!

La grande façade le long de la route a été travaillée : fond en carton plume et gravure des pierres d'angles et briques apparentes. Pose des ancres (de simples brins de laiton légèrement aplatis et mis en forme). Patine du mur à la peinture acrylique. Peut être verra t-on bientôt une publicité peinte pour une boisson à base de gentiane !

Dans l'herbe, une borne kilométrique indique que nous sommes sur une nationale.



La maison d'habitation a hérité d'une volées de marches en pierre de taille pour son accès!
Une petite reprise de peinture des volets est à prévoir avant de poser les "vitres".

Il faudra également installer un banc pour que les grands parents se réchauffent au soleil, et quelques pots de fleurs pour l'ambiance.

La niche du chien n'est pas encore habitée, mais son occupant est dans une boite prêt à être installé!


La grange est posée. Ses diverses ouvertures ont été bouchées avec des planches ou des tôles de récupération. L'une des fenêtres a été obstruée par un mur de briques. 
Les portes roulantes ont été largement patinées : rayage des surfaces de planche pour les veines du bois, peinture de fond brune, puis dry brushing gris en bas, et enfin légère retouches de brun.

C'est là que se trouve le stock de bois pour l'hiver. Le billot, la hache et les bûches fendues sont bien visibles depuis l'extérieur.

Le pailler est également installé.
Sa structure en polystyrène extrudé est recouverte de fibres longues couleur paille, coupées en très petits morceaux.

On procède en deux temps. 

Une première couche largement saupoudrée laisse quand même voir des trous dans la couverture. Après quelques jours de séchage, on égalise aux ciseaux, puis on reprend la couverture. Nouveau séchage et nouvelle égalisation avant la pose définitive.

Les corbeaux raffolent de ce perchoir qui domine les alentours.



Contre le mur de la grange, un fatras de planches, tôles, portes, madriers, est à disposition en cas de besoin. Dans une ferme, rien ne se perd (comme dans un club de modélisme!)

D'autres éléments comme de vielles roues de charrette compléteront l'ensemble avant d'y faire pousser quelques herbes folles. 

Véhicules

Les vaches n'apprécient pas le raffut de la grosse bête!
Un nouveau tracteur (marque Wiking) est arrivé à la Ferme de la Lison. C'est un Lanz "buldog" avec son moteur mono cylidre à boule chaude avant (il fallait chauffer la boule au chalumeau pour démarrer le moteur! 
Quel boulot! 

Cette machine fait déjà parler d'elle. Le grand père, lui préfère quand même son cheval!
(Ce modèle fera l'objet d'un article pour sa modification)


La Renault Juva 4:

Installation à blanc
Test de positionnement de la "bâche" "à l'eau"
En parlant du grand père, sa vielle Juva 4 est toujours sous le hangar!
Un pneu à plat, la roue avant démontée, elles dort sous une bâche et ne sert plus que de perchoir aux oiseaux!

C'est un modèle "ambulance de l'armée". Nous avons ôté le marquage à l'aide de solvant, mais le mode de présentation permet d'utiliser tel quel un modèle difficile à installer en ville sur le réseau.




Le pneu arrière a été chauffé sur la tôle d'une lampe de bureau (ampoule à incandescence) et écrasé.

Le pneu avant est simplement retiré pour l'installer sur le capot.


La bâche est un carré de mouchoir en papier de 4 cm de côté. Il est d'abord simplement posé sur le modèle en l'imbibant d'eau pour tester son positionnement. Utilisez un pinceau brosse pour le manipuler.

Je traite ensuite le véhicule par un dry brushing de blanc très léger, que j'atténue au doigt. Quelques points de rouille sur les bas de caisse, les gardes boue et divers endroits, mais très léger, ce n'est pas une épave tout de même! 

Quelques traces de blanc simulent les fientes d'oiseaux qui se posent dans la charpente..

Je repose le carré de papier et une fois légèrement sec, je passe la peinture directement dessus (ici un vert Humbrol n° 80). L'humidité résiduelle donne un aspect marbré à la bâche.
Attention à ne pas déborder et à bien couvrir le tissus. Laissez sécher.

Un dernier passage de terre à décor blanche pour la décoloration de la bâche en insistant sur les plis, un peu de gris foncé pour la salissure générale, trois petits morceaux de plastique empilés (1mm x 2mm) et peints en rouge brique (Hb 100), et l'avant de la voiture est posée dessus.
Le pneu est collé sur le capot pour tenir la bâche sur le pare brise.

La voiture est posée sous le hangar. On complétera avec quelques planches et objets divers sans trop la cacher

Aller savoir, dans 20 ans un collectionneur découvrira l’ancêtre et la fera rouler à nouveau !

La basse cour.

Un petit rectangle de carton plume est pelé et la surface de mousse largement déformée. Un creux plus profond simulera la mare aux canards. 
Le sol est peint en brun sale et vert puis parsemé de sable fin.
Quelques touffes de végétation sont installées.
Avec un produit pour simuler l'eau, on rempli la mare et on attend 24 heures. Attention à bien étancher le fond!
Un second remplissage est nécessaire pour rattraper la rétractation du produit.
Des tiges de laiton (20 mm) sont posées à l'araldite aux angles et sur les côtés, puis peintes en couleur bois (Hb 110). 
Un tulle est tendu sur ces supports. On colle le premier à la Cyanolite, puis angle après angle en laissant prendre à chaque fois. le tulle est tendu par une pince à linge en bois pour le maintenir sur la tige pendant la prise.

Pour finir quelques vues générale de la ferme




La partie labourée, est un carton ondulé.
Il sera recouvert de véritable terre tamisée.






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